Burkina Faso annule un contrat de streaming aurifère, une victoire pour la souveraineté minière
Un jugement qui fragilise un modèle jusqu’ici jugé robuste
La justice burkinabè vient de porter un coup sévère à un montage financier bien connu du secteur minier mondial. Un tribunal a prononcé l'annulation d'un contrat de streaming aurifère conclu entre les sociétés canadiennes Franco-Nevada et Sandstorm Gold Royalties et un actif situé sur le territoire national.
Une lecture stricte de la souveraineté sur les ressources naturelles
Les magistrats ont estimé, selon les éléments disponibles, que les conditions initiales de l'accord n'étaient pas conformes aux dispositions légales en vigueur. Pour les autorités burkinabè, la décision valide une lecture stricte de la souveraineté sur les ressources naturelles.
Des conséquences pour Franco-Nevada et Sandstorm
Franco-Nevada, valorisée à plusieurs dizaines de milliards de dollars, s'est bâtie sur un modèle d'accumulation de redevances et de streams à travers le monde. Sandstorm, plus modeste mais très présente sur les mines de moyenne taille, a également fait de l'Afrique de l'Ouest l'un de ses terrains privilégiés.
Un signal pour l'Afrique aurifère
Le Mali, le Niger, la Guinée et, dans une moindre mesure, le Ghana ont eux aussi engagé des révisions de leurs régimes miniers. Le Sahel central, en particulier, affiche une volonté commune de renégocier les termes de contrats jugés déséquilibrés.
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